J'aime pas les présentations, alors j'en ferez pas. ___ Art. 1

J'aime pas les présentations, alors j'en ferez pas. ___ Art. 1
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# Enviado el lunes 09 de noviembre de 2009 08:35

Le prologue d'une nouvelle histoire. ___ Art. 2

PROLOGUE
___
___C'était son dernier jour, la rédemption pointais
___– enfin – le bout de son nez. Assis sur son lit, il
___attendait le fameux gardien, celui qui l'emmènera
___vers le chemin de la liberté. Ses six années lui ont
___étaient fort bénéfiques. Il plongea une dernière fois
___son regard dans le bout de glace qui lui servait de
___miroir. Il s'étonnait d'avoir autant changé. Changer
___dans le bon sens, il lui a fallut six bonnes années pour
___être ce qu'il est maintenant ; un homme d'a peine
___agée de vingt quatre ans et un homme guéri. Il n'était
___plus ce petit adolescent qui séchait les cours et restait
___avec des amis de castagnes qui ne croyaient plus en
___leur avenir. Pour lui l'avenir était tout près. Six années
___plus tôt, il entrait dans une banque, avec sa bande de
___potes. Un silencieux à la main, ils allaient débiter le
___compte de plusieurs centaines de ménages – Le
___syndrome du Robin des Bois. Prendre aux riches pour
___donner aux pauvres, sauf que dans leur cas, ils prenaient
___aux riches pour renflouer leurs propres caisses. Six millions
___d'euros en grosses coupures de cinq cents dans un sac en
___toile noir. Une dizaine de personnels et quelques autres
___personnes allongées à terre, tous étaient sur le ventre, les
___mains sur la tête. Il a tués deux civils, un homme et une
___femme, lui avait voulut envoyez un sms pour demander de
___l'aide, elle avait tentée de s'enfuir.

___La première chose qu'il fera à sa sortie, c'est d'aller sur la
___tombe des deux personnes dont il a pris la vie. Peut être que
___ceci arrêtera ses hallucinations qui lui hantent l'esprit. Pour
___l'instant il regardait le ciel par la petite fenêtre de sa cellule.
___Il attendait avec impatience le moment qu'il espérait depuis
___six ans...
___« C'est ta chance » se disait – il en entendant le bruit des
___clés ouvrant la porte de son – ex – cellule. Le surveillant
___pénitencier lui demanda de le suivre en essayant de ne pas
___oublier quelque chose dans sa cellule. La pièce était balayée
___furtivement par ses yeux avant de s'exclamer « tout est dans
___mon sac ». Le surveillant lui demande de le suivre, il obtempéra.
___On dit que le souvenir le plus marquant en prison est le bruit
___de la porte de cellule qui se referme la première fois, comme
___un piège. La dernière fois qu'elle se ferma était lorsqu'il quitta
___la pièce pour de bon. Le surveillant pénitencier le conduisit dans
___un bureau pour signer les derniers papiers pour enfin sortir de
___cet enfer une bonne fois pour toute.

___~ Il s'appelait Aaron M.

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# Enviado el lunes 09 de noviembre de 2009 08:43

Modificado el viernes 13 de noviembre de 2009 10:13

Le coeur 'rest in pieces'. ___ Art. 3

Chapitre 1 : The Funeral party.


Dix octobre deux mille trois. C'était le plus beau jour de l'année, encore plus beau que les soixante et un jours d'été. Le soleil revêtait son plus beau costume, le ciel était d'un bleu azur qui, troué par de petits nuages blancs aurait pu être peint par un artiste ; un tableau éphémère.

Elle n'avait pas dormi de la nuit, son cerveau se répétait sans cesse cet incident qui avait coûté la vie à deux personnes. Sa mère déposait de l'argent sur son compte alors que trois personnes, vêtues de noir et d'une cagoule, entrèrent dans la banque et la cambriolèrent. Elle resserra les poings, mordit dans son oreiller pour stopper les cris de souffrance, sa mère n'avait que quarante cinq ans, sa fille en avait à peine dix huit.

Elle s'en voulait de ne pas avoir été là pour l'aider, même si cela n'aurait peut être rien changé, voir la tuer aussi. Mais si sa mort avait pu éviter celle de sa mère, elle se serait bien sacrifiée. Ses ongles s'enfoncèrent dans l'oreiller ; elle se sentait seule, dépourvue de repères, totalement lâchée dans une forêt sans carte ni boussole. Même si son père était encore en vie et qu'elle habitait toujours dans la maison familiale, son père n'était pas quelqu'un qui laissait paraître ses sentiments. A la mort de sa femme il ne prononça aucun mot, il laissa tomber son téléphone et pendant une dizaine de minutes son regard se fixa contre le mur jaunâtre de son bureau d'informaticien. Il était devenu une statue de cire avec un regard brouillé. Livide. Lorsqu'il annonça la nouvelle à sa fille, ses mots étaient envoyés dans un ton monocorde qui ne convenait vraiment pas à la situation.


La matinée paraissait interminable, ses yeux fusillaient l'horloge du regard. Cela n'avait aucune incidence sur l'heure mais cela occupait son esprit. Aujourd'hui était le jour des funérailles et elle pensait sans cesse à ce qui allait se passer, un dur et long moment, un souvenir indélébile ancré à tout jamais dans une petite partie de son cerveau et de son c½ur. Elle sanglota en pensant à ces moments passés avec sa mère ; on a souvent tendance à dire que les morts voient leur vie défiler avant de mourir, mais les vivants voient aussi les moments passés avec les morts défiler devant eux. Personne n'était là pour la réconforter, son père était parti avant qu'elle ne se « réveille », depuis l'accident ses amis se sont éloignés d'elle alors que c'est dans ces moments là qu'elle avait le plus besoin d'eux. Elle avait quitté son petit copain quelques jours après l'accident. Elle se sentait seule... et elle l'était...

Les heures passèrent difficilement mais le temps était venu de quitter sa maison pour aller une première et dernière fois au salon funéraire. Dans sa voiture décapotable achetée récemment, elle allait à toute vitesse, cheveux au vent, voulant ressentir la sensation d'être toujours vivante, prisonnière de ce monde, de ce monde qui défilait à quatre vingt à l'heure. Elle appuya sur l'accélérateur – Elle aurait pu se donner la mort en brûlant un feu rouge mais l'idée s'effaça de sa mémoire lorsqu'elle pensa à son père. Il était encore là, il ne fallait pas le laisser tomber.

Lorsqu'elle se retrouva en face du salon funéraire son c½ur battait à cent à l'heure, son père l'attendait devant, les mains derrière le dos la tête baissée, son comportement se retranscrivait sur le sien. Elle se raidit au fil des pas, ses jambes deviennent flasques. Son père lui pris la main comme pour l'aider à avancer, ce qu'il faisait lorsqu'elle était toute petite. Chaque pas lui faisaient mal au c½ur et sa main serrait celle de son père avec une telle force qu'elle en devenait rouge sang.


La façade du bâtiment était recouverte de vitrage, à l'extérieur les murs étaient d'un jaune beige qui donnait une sensation d'apaisement. Un tableau mettant en scène deux anges allant vers la lumière était accroché en haut d'un mur.

Devant eux il y avait quatre portes, des portes numérotées faisant dans les trois mètres de hauteur dans une couleur se rapprochant beaucoup de celles des murs. A côté de chaque porte il y avait deux pupitres, le plus grand était accompagné d'un livre et le second, lui était plus petit il y était inscrit le nom du défunt.

« Madame Julia Roze épouse Molina - Salon 3 »

Elle déglutie en voyant son chiffre fétiche inscrit sur l'affiche accompagné du nom de sa mère, elle regarda sur le livre tous les noms et les messages de soutien à la famille, des tas de noms s'entassaient avec des messages qui se ressemblaient « Sincères condoléances... ». Des noms défilaient par centaines sur chaque page du livre, cela lui donna du réconfort même si ce n'était que des noms et que des mots.
L'accident qu'avait vécu sa mère avait touché toute la population. La nouvelle avait été relayée par les médias qui se faisaient un maximum d'audience. Lorsqu'elle voyait la photo de sa mère sur l'écran de télévision elle changea de chaîne ; lorsqu'elle la voyait sur toutes les chaînes, elle débrancha l'appareil, prit sa voiture et s'en alla vers la plage.

Une famille rentra dans le salon numéro quatre, les pleurs des vivants s'entendaient même à travers la porte gigantesque. Elle serra encore plus fort la main de son père en les entendant et recula de la porte, elle n'était pas prête à ce moment. Elle s'asseyait sur une chaise qui trainait et son père fit de même.

- « Prends ton temps. » Lui disait – il

Elle souriait mais c'était un sourire effacé, elle n'avait plus la force de sourire. Ses yeux se remplissaient de larmes, son regard se brouillait comme lorsqu'on regarde à travers un verre rempli d'eau, mais elle ne pleurait pas. Elle se battait pour ne pas laisser couler une larme, elle attendait le bon moment. Y - en avait – il un ? Les bons moments s'étaient évaporés comme de la buée sur une vitre.

Elle se ressaisit, se leva de sa chaise, son père l'accompagna. Pour elle c'était l'heure de la dernière visite, de ce dernier moment, celui qui resterait gravé dans sa mémoire à tout jamais. La cloche de l'église sonna lorsqu'elle saisit la poignée. Est – ce un signe ?
Lorsqu'elle ouvrit la porte, l'intensité de la lumière diminua, des tas de fleurs étaient éparpillées dans toute la pièce, l'odeur qui s'en dégagea était exquis à l'instar de la pièce qui était fraîche. Cela lui chatouillait les narines.

A cet instant elle n'avait pas encore posé ses yeux sur la dépouille de sa maman, elle avait déposé son regard sur chacune de ces fleurs, reculant ainsi le moment ultime, la confrontation. Son père s'asseya sur un fauteuil à droite de sa femme.

Un silence pesa sur l'atmosphère.

- « Bonjour Julia. Dit une voix douce et mélancolique.

A cet instant, elle arrêta de fixer les fleurs pour se figer sur le visage de son père.

- Tu as vu, elle nous sourit. » Dit son père en regardant sa fille.

« Elle nous sourit », ces mots se répétait dans sa tête, avait – elle bien entendu ? D'un coup elle fondit en larme, c'était plus fort qu'elle, les vannes étaient ouvertes. Elle regarda pour la première fois sa mère décédée, c'était son portrait tout craché, elle était belle, ses longs cheveux bruns bouclés s'arrêtait sur sa poitrine, malgré la blancheur de sa peau son visage était rayonnant. En voyant sa mère elle se précipita sur la poitrine de son père pour pleurer.

Oui elle souriait. Son père garda sa fille fortement contre sa poitrine dans un silence de marbre. Dans sa tête, tout défilait. Son seul souhait était que sa mère puisse se réveiller à cet instant...

~ Elle s'appelait Sarah Molina.

« Si tu fermes les yeux
Alors tu verras au final
Que tu es toujours là avec moi. »
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# Enviado el lunes 09 de noviembre de 2009 08:49

Les cauchemars éveillés. ___ Art. 4

Chapitre 2 : With Tired Eyes, Tired Minds, Tired Souls, We Slept.

Plus les jours passèrent, plus Sarah n'arrivait à dormir. Ses incessant cauchemars la hantée chaque nuits. C'était toujours le même, elle se rejouait la même scène en permanence, elle n'a pourtant rien vu de l'accident, elle n'a pas vu pourquoi et comment sa mère à été tuer. Elle ne voulait pas savoir, elle se refusait à affronter la vérité, la vérité qui fait mal, qui lui éclate le c½ur mais qu'elle devait supporter chaque jour de plus en plus fort.

Hors de son lit, elle avait des hallucinations ; du coin de l'½il elle apercevait sa mère mais cela restait un mirage, c'était juste une image qu'elle désirait.

Plus les jours passèrent et plus Sarah avait du dégout envers la personne qui a ôter la vie de sa maman, elle avait des envies de vengeance. L'atroce idée de vouloir pointer une arme devant la personne qui a réduit en poussière un être cher. De vouloir jouer selon ses propres règles, de lui cracher à la gueule et de lui exploser le crane contre le mur. « Putain ça fait du bien s'aurait – elle dit ». Rien qu'en y pensant elle éclata par la force de sa main un verre qui se brisa en mille morceau. Elle sait qu'il ne fallait pas le faire, que la vengeance ne résoudrait rien. Avant l'accident, Sarah n'aimait aucune sorte de violence, c'était une fille joyeuse. Elle souriait constamment, elle était pleine de vie mais sa vie s'est totalement arrêter en même temps que celle de sa mère...

Elle était devenue une fille renfermée sur elle-même, se cloitrant dans sa chambre, elle avait totalement arrêté l'école, elle n'aurait pas pût supporter les remarques de ses camarades sur la mort de sa mère. Un couteau dans le c½ur à chaque fois qu'on lui parlait de sa génitrice.

Son père lui, continua de travailler, son patron voulait lui laisser des congés mais il les refusa. Il voulait s'occuper l'esprit et essayer de ne plus penser à ce qui s'était passé. Ses collègues l'évitaient au maximum même si certains étaient là pour lui : Martin était son ami depuis une dizaine d'années, il ne voulait pas le laisser tomber, il fallait l'aider a se relevé.

- « Luke, je te rapporte un café ? Demanda t – il Martin en se levant de sa chaise, opposé à celle de son camarade.
- Un déca s'il te plait. Merci. Lui répond t – il dans une voix monotone.

Martin se leva, enfila sa veste et parti du bureau en fermant silencieusement la porte. Quelques minutes plus tard le téléphone sonna, Luke le regarda et au bout de la troisième sonnerie il décrocha.

- Luke Molina. Dit – il tout simplement.
- C'est Sarah. Je voulais simplement te dire que je vais à la plage et que je ne sais pas quand je rentrerais, je t'ai préparé le diner trois heures en avance mais comme ça tu n'auras qu'a le réchauffer ce soir. Prends soin de toi. Dit – elle en ne lui laissant pas de temps pour lui répondre, elle savait ce qu'il allait répondre.
- Merci ma chérie. Répond t – il dans le combiné alors que Sarah avait déjà raccroché. »

Il raccrocha après ses quelques mots et il regarda le portrait de sa fille encadré en posé sur son bureau. Elle avait huit ans sur cette photo, dix ans de moins qu'aujourd'hui. Sarah était toujours restée la même, jusqu'à ... Il ferma les yeux quelques secondes pour supprimé ce qu'il était en train de penser. Luke se leva de son fauteuil en cuir, il ouvra la fenêtre puis respira un bon coup. Il avait besoin de reprendre son souffle, comme si le départ de sa femme lui avait fait un trou dans le c½ur qui lui empêchait de respirer correctement.

Sarah s'était assise sur le sable mouillé, à quelques centimètres des vagues. Elle sentait l'eau iodé lui parcourir les narines, les vagues s'écrasaient sur ses pieds déchaussés, ses cheveux se balançaient dans tous les sens, elle se sentait bien. Elle faisait un « Burn out » ; Les murs étaient intacts mais la maison brulait à l'intérieur.

Malgré la sensation de liberté qu'elle dégageait présentement, son c½ur se décomposait petit à petit, il se consumait comme une cigarette. Chaque bouffée d'air qu'elle inhalait finissait par lui enflammer le c½ur jusqu'à ne plus rien avoir. Ses yeux restait fermés et elle se laissa emporter par les vagues, la sable, le vent, elle s'abandonnée à la mer. Une heure plus tôt elle avait tentée de se suicider – d'avaler des cachets, des dizaines tous différents ; Elle s'était tapé la tête contre le mur une trentaine de fois ; Elle a hurlé comme quelqu'un qui subissait le supplice de l'écartèlement. Sa mère restait toujours ancrée dans sa tête et cela lui faisait toujours autant souffrir, voir pire. C'était épouvantable pour elle, elle ne voulait plus souffrir, elle voulait en finir une bonne fois pour toute, elle était hantée depuis la mort de sa mère et elle pensa qu'elle y resterait à jamais. La mer s'agitait enfin, Sarah se leva face à la mer qui dansait sous un ciel à présent devenu gris. Pour elle c'était l'heure, l'heure de s'en aller et de ne plus revenir.

Elle avança paisiblement dans l'eau, les yeux fermés. Elle retira sa veste et la laissa tomber dans la mer, elle vida ses poches, son porte feuille, son portable à présent noyés. Elle ne voulait pas reculer, plus elle s'avançait, plus elle se sentait bien. Le chant des vagues l'entraîne dans un bal funèbre. La mer lui arriva au cou, c'était une sensation qu'elle n'aimait pas, la sensation d'être sous l'emprise d'une masse difforme, d'être à la merci de quelque chose, la sensation de plus avoir le contrôle.

Elle ouvra les yeux et perdit pied, les vagues l'emmenai et elle paniqua. Elle se débattait comme elle le pouvait, ses gestes était désordonnés, elle s'enfonçait et remontait à la surface successivement. Elle repensa à son père, elle avait juré de ne pas le laisser tomber mais c'était trop tard, le mal avait était fait elle n'arrivait plus a se libéré des griffes de la marée. Ses poumons commencèrent à se gonfler d'eau, les vagues l'entrainaient dans tous les sens comme une feuille morte qui tombe d'un arbre. Elle était éblouie par une lumière très forte venant de la surface, elle sentait que la fin était proche, elle pensa à son père, à sa mère et à ce qu'il allait se passer.

Elle perdit connaissance
Elle mourrait à petit feu...

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# Enviado el lunes 09 de noviembre de 2009 08:55